définition :éthologie qu’est ce que ça veut dire ?

definition du dictionnaire :

étude scientifique du comportement des animaux dans leur milieu naturel.

ou(sites éthologues)biologie comparée du comportement animal

interprétation

Un éthologue est un scientifique, pas un "manipulateur " de chevaux ni au sens propre ni au sens figuré ;il n’intervient pas sur les chevaux il les observe et les étudie.

Le terme d’éthologie utilisé comme nous le faisons en France pour définir des actvités équestre(travail à pied, monté...) est donc impropre.Aux US et en australie on utilise "natural horseman-ship"(intraduisible en Français.)

Cette bévue vocabulaire a entraîné un grave malentendu entre nos éthologues et nos chuchoteurs.Les premiers, très pointus dans leur discipline n’ont pas apprécié la vulgarisation poétique qui a amené une simplification quasi outrageuse de données scientifiques très complexes ;Les autres ,ont véhiculé des idées beaucoup trop simplifiées

exemple : le cheval est une proie...et l’homme un prédateur....oui parfois.mais ce n’est pas ce qui définit scientifiquement le cheval ou l’homme.

Le cheval est défini par sa qualité de mammifère herbivore, des steppes, et c’est un animal social.il se trouve que les herbivores dans la nature sont les proies des carnassiers....

L’homme est descendant des primates arboricoles....c’est un omnivore, son côté carnassier fait que parfois il est prédateur dherbivores ;c’est un animal social.L ’homme "prédareur" devient proie quand il croise un tigre, une hyène ou une lionne !!!!!

quels termes employer ?

la fédération a inventé le terme d’équifeel et en a fait une discipline ; avec les "galops" qui correspondent...les savoirs

mais nous utiliserons le terme que tout le monde comprend, celui ’équitation éthologique ou éthologie.on peut aussi parler d’équitation naturelle.

en clair :

définissons l’équitation éthologique et les méthodes de travail qui lui sont associées.

  • l équitation éthologique vise à utiliser les connaissances en ethologie scientifique pour obtenir la coopération du cheval
  • Elle vise à comprendre son fonctionnement ; non seulement physique, mais aussi psychologique émotionnel et spirituel !
  • elle essaie de mettre en place un langage accessible au cheval..donc un langage corporel où l’attitude, le positionnement, l’énergie sont utilisés comme des moyens pour communiquer.

les fondamentaux

les fondamentaux associés sont

  • la confiance
  • le respect
  • et la connexion(méthode parelli/faulkner/silvia)

la base de cette approche est le travail à pied.

pour réussir dans cette équitation il va falloir développer des qualités

  • savoir observer
  • savoir se remettre en question(si mon cheval ne me comprend pas, c’est que j’explique ou que je ne demande pas comme il faut)
  • être patient et juste (justesse)
  • être modeste, savoir se contenter de peu
  • réaprendre à utiliser son corps comme moyen de communication ; développer du timing (tact)

à quoi cela va t il me servir ?

beaucoup d’élèves en formation se posent cette question face à un apprentissage pas ou mal évalué dans la formation..ça ne va pas directement vous servir à passer l’examen MAIS

  • en communicant mieux avec mon cheval, je vais pouvoir résoudre beaucoup de problèmes de la vie courante du cavalier : attrapper, licoler,mener en main, embarquer, longer, soigner.tout va prendre un éclairage différent et va se passer avec la coopération du cheval avec plus de décontraction et de sécurité.
  • Le débourrage devient un moment agréable avec moins de traumatismes psychologiques et moins d’accidents
  • dans votre enseignement, vous allez pouvoir apporter des réponses aux attentes d’une clientèle non satisfaite, une diversification de vos offres, et ainsi fidéliser vos cavaliers.
  • de plus vous allez découvrir le cheval autrement et trouver un enrichissement réel par rapport à votre pratique équestre et professionnelle
  • enfin vous allez améliorer aussi votre communication avec les humains !

Les différents courants éthologiques comment s’y retrouver ? un peu d’historique

  • Tom Dorrance  : Le père et grand initiateur de ces méthodes ; pour lui le cheval foncièrement coopératif essaie ; c ’est nous qui ne savons pas demander . pour lui : "ce n’est pas l’homme qui a un problème avec son cheval, c’est le cheval qui a un problème avec son humain !" à lire true unity
  • Ray hunt (son gendre) développe avec Tom les clinics ; ils voyagent de ferme en ferme et réparent les chevaux(naissance du terme chuchoteur) pour Ray" your are not working on your horse you are working on yourself"
  •  Puis viendront Pat Parelli Jonh et Josh Lyons, puis leurs élèves : silvia Furer, Ken Faulkner qui initialiseront leurs propres méthodes, parceque tout n’est pas figé, que tout évolue.....
  • Pat Parelli apportera en france ces mèthodes.il va structurer toutes ces connaissances, les organiser, écrire( avec l’aide de Linda sa compagne) des livres et mettre tout ça à la portée de grand public....les cavaliers sont prèts ! pas les enseignants !!!!les enseignants classiques français ratent le train, préfère critiquer qu’essayer...mais quelques uns se battent et démontrent l’utilité de revenir au cheval dans l’équitation (phrase à méditer...)
  • En France Nicolas Blondeau développe une méthode de débourrage, sans doute plus classique : travail à pied et bauchérisme en sont la clé et lui permettent de trouver sa place parmi les 8 premiers opérateurs en France.
  • En parallèle Monty Roberts développe sa méthode plus basé sur le join up.très décriée dans le milieu, elle est remise en cause par les scientifique....(sujet développé par ailleurs)
  • Aujourd’hui : tous ces centres ont fait des petits et de nombreux enseignants ont évolué et se sont formés ;la liste exhaustive est impossible à donner. Attention comme dans toutes les disciplines il y a des gens compétents et d’autres moins. A vous de faire votre idée en travaillant avec eux...

Les principes communs à toutes les méthodes

  • On se base sur les études réalisées sur les chevaux pour construire notre apprentissage.
  • Le travail avec les chevaux commence par l’observation puis par des exercices à pied.le travail à pied est la base.
  • La confiance et le respect sont les fondamentaux de notre travail
  • La connexion peut être considérée comme un fondamental, ou comme une conséquence de notre travail...mais sans connexion, pas de réussite.
  • Le cheval apprend par essais/ erreurs.
  • Dans chaque cheval il y a un bon cheval
  • Le cheval doit être mieux après le travail qu’avant.
  • Une des bases est la désensibilisation
  • L’autre est la sensibilisation, par l’usage des phases.

Les outils

aucun outil n’est éthologique ; seule la manière dont on en sert l’est.

Cependant le travail à pied sera facilité par l’utilisation

  • D’un licol en corde ; avec ses noeuds correctement placés, il permet de donner au cheval des indications précises.Mal employé c’est un outil sévère !
  • D’une corde lourde de 3.5m qui transmet bien l’énergie.toutes les cordes ne sont pas équivalentes ;
  • Le mousqueton lourd aidera à la connexion
  • Le carrot stick(à la fois carotte et bâton)permettra de travailler à distance en sécurité.

l’éthologie et la fédération

au vu de l’engouement du grand public pour ces méthodes, la fédé se devait destructurer le mouvement :

  • organisation des savoirs éthologiques de 1 à 5
  • organisation de diplômes d’encadrants BEEF 1à 3 puis 1 et 2
  • compétitions d’équifeel

 

blibliothèque

à lire

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Sommes nous cruel avec les chevaux Marthe Kiley